Le Grand prix de la critique ACBD 2018 récompense Gipi pour
La terre des fils, paru en mars dernier chez Futuropolis. Il reçoit ce prix des journalistes et critiques de bande dessinée quelques jours après avoir été consacré par le Grand Prix RTL de la bande dessinée, auquel s'ajoutent le prix
Ouest-France Quai des Bulles 2017 au Festival de Saint-Malo et le prix de la Meilleure bande dessinée 2017 aux Utopiales, le festival SF de Nantes.
La terre des fils (traduit de l'italien par Hélène Dauniol-Rémaud) se déroule dans un futur incertain : un père et ses deux fils, comptant parmi les survivants d'une catastrophe, doivent penser quotidiennement à leur survie. Chaque soir, le père écrit dans un journal. Ses fils voudraient savoir ce qu'il note, savoir comment c'était avant...
Né à Pise en 1963, Gian Alfonso Pacinotti, dit Gipi, "
livre ici une œuvre forte et âpre. Un album nimbé de noirceur et de mystère, porté par un style sobre, délié et expressif, gorgé de hachures. Un récit post-apocalyptique féroce et sec, mais aussi porteur d’espoir, qui questionne la notion de transmission, l’usage et la puissance du langage", rappelle l'association. En abandonnant la couleur pour ce grand récit d'initiation dans un univers post-apocalyptique, Gipi dessine un monde dépouillé, "
par le trait et le seul jeu des dialogues et des silences", comme nous l'écrivions
dans notre avant-critique en mars.
Futuropolis rééditera en janvier un des premiers albums de Gipi,
Notes pour une histoire de guerre, paru initialement en 2005 chez Actes Sud. La bande dessinée avait reçu à l'époque le prix René Goscinny et le prix du Meilleur album au festival d'Angoulême.
Outre quelques courts métrages et deux longs métrages, Gipi est aussi dessinateur pour le quotidien italien
La Repubblica.