Rentrée d'hiver 2022

Le prochain Houellebecq s'intitule "anéantir"

Le prochain Houellebecq s'intitule "anéantir"

Le prochain roman de Michel Houellebecq, anéantir, sera publié le 7 janvier chez Flammarion. La maison d'édition a demandé aux journalistes de ne rien dévoiler sur son contenu avant le 30 décembre.

Par Isabel Contreras ,
Créé le 17.12.2021 à 13h09 ,
Mis à jour le 17.12.2021 à 16h00

Au compte-gouttes, Flammarion livre des éléments sur le prochain roman de Michel Houellebecq, à paraître le 7 janvier. Environ 600 journalistes ont reçu ce vendredi 17 décembre un exemplaire de ce livre-évènement intitulé anéantir, avec un a minuscule. Gros pavé de 736 pages, l'ouvrage est relié, cartonné et accompagné d'une courtoise injonction : "Par respect pour les lecteurs qui ne le trouveront pas avant (le 7 janvier en librairie NDLR), nous vous demandons très solennellement de bien vouloir respecter l'embargo fixé au jeudi 30 décembre 2021".

Si le Figaro a décidé de publier les premières phrases du texte, à Livres Hebdo, nous avons préféré vous raconter la fabrication de ce livre et l'organisation hors norme qui a été mise en place par la maison d'édition. C'est la fabrique d'un "beau-roman", tiré à 300 000 exemplaires.

anéantir répond à la ligne graphique personnalisée que l'écrivain a conçu pour ses nouveautés et son fonds. Michel Houellebecq a créé sa propre collection, sa propre « Pléiade » en quelque sorte. Sa nouveauté présente ainsi une tranchefile et un signet en association avec la couleur de la typographie en couverture. L’écrivain fétichiste a veillé au grain. Il n’a pas transigé sur la qualité du papier, d’un grammage spécifique, qui « ne jaunit pas au fil des années », fait savoir son éditrice, Teresa Cremisi. Cette nouvelle ligne graphique de collection s’applique aussi au fonds : Extension du domaine de la lutte, Les particules élémentaires et Plateforme sont disponibles, sous ce nouveau format, depuis le 10 novembre.

« Michel Houellebecq s’inspire de ses éditions à l’étranger où les couvertures cartonnées ou hard cover sont souvent utilisées, comme en Allemagne ou dans les pays anglo-saxons, confie le directeur artistique de Flammarion, François Durkheim. Il a ce souci du soin, le sens du détail. Pour lui, La relation affective à l’égard du livre est décuplée quand l’objet physique est beau. »

L’écrivain étudie aussi la typographie, les empagements. S’il « ne jure que par le caractère Bodoni utilisé en couverture », c’est une « Garamond » qui a été choisie pour l’intérieur « pour le confort de lisibilité qu’elle offre », souligne François Durkheim. En couverture encore, les capitales sont proscrites. L’écrivain décide aussi de se passer du texte de quatrième de couverture. « C’est un geste fort, qui souligne que c’est à l’intérieur que tout se joue, observe, du point de vue commercial, Vincent Le Tacon, directeur commercial à la Diffusion Flammarion. Là encore, la curiosité du lecteur, qui n’aura d’autre indication que le titre, est attisée. C’est une invitation à ouvrir le livre».


 

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